« Et nous, pendant ce temps-là, un peu conscient de tout ce bazar, on s’attelle à donner un sens à nos frêles existences. Déjà ne plus détruire, puis réparer un peu, faire renaitre une braise la où la joie avait disparue. Réouvrir un espace où tout semblait sous clés. Retrouver une manière de vivre qui ne soit plus toxique, occuper nos journées à défendre le monde, tendre une main à nos sœurs qui veulent sortir du zoo, réapprendre à se nourrir, s’abriter, se soigner et accueillir nos frères qui tentent de s’échapper de l’arène. Redonner un point d’appui à ceux qui veulent se redresser. Accueillir ceux dont le territoire a été balayé. Montrer qu’il est possible de ne pas faire semblant de croire que tout est joué, Rappeler qu’il n’est pas trop tard pour vivre en humain et non plus comme des machines. »